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مُساهمةموضوع: فروض في boite a merveille   الجمعة أكتوبر 24, 2008 6:37 pm

Texte:



Ma mère et son amie se remirent à parler de Rahma, la femme du fabricant de charrues, de Fatma Bziouya et de tante Kanza la voyante.

Ma mère racontait sa réconciliation avec sa voisine du premier étage, l'escapade de Zineb, le repas offert aux pauvres. Elle faisait l'éloge de Rahma. Elle regrettait son moment de mauvaise humeur qui avait provoqué la dispute. Rahma devenait une charmante jeune femme, si serviable! Si honnête!...

Et puis, dit ma mère, elle est si jolie! Toujours souriante, toujours vive. Son mari peut remercier Dieu de lui avoir fait présent d'une brune si délicieuse. N'aimes-tu pas cette peau halée au grain si fin, ces grands yeux qui rient? N'est-ce pas qu'elle possède une jolie bouche aux lèvres fermes, un peu boudeuses?

Lalla Aïcha approuvait, opinait du chef, soupirait de contentement.

Mais ma mère enchaînait déjà:

- Fatima, ma voisine d'en face, n'a pas été non plus oubliée par le Créateur. De jolis yeux noyés de douceur! Des sourcils d'une courbe parfaite! Un teint ambré! Mais je n'aime pas le tatouage de son menton.

Elle a, en outre, l'agrément de sa jeunesse, ajouta l'amie.

Immobile dans mon coin, j'écoutais. Je m'étonnais d'entendre ma mère rendre

justice à la beauté de nos deux voisines. Cette beauté je la sentais, mais je ne pouvais la traduire par des formules concrètes.

J'étais reconnaissant à ma mère d'exprimer, avec des termes précis, ce qui flottait

dans mon imagination sous forme d'images vagues, confuses, inachevées.

Pour tante Kanza, les deux femmes se contentèrent de hocher la tête d'un air entendu. Tante Kanza, la chouafa appartenait pour moi à une autre race. Elle était royale. Les chacals se sentaient chacals auprès de cette lionne. Etrange est la beauté des reines! non pas des reines d'un royaume éphémère que divisent la faim, la concupiscence et l'avidité, mais des reines vierges qui portent dans leurs flancs un dieu d'équité.

Ses grands yeux, dans sa face de parchemin délicat, fascinaient ses clientes et imposaient le respect à celles qui ne l'aimaient pas. A vrai dire j'en avais vaguement peur. Je l'associais dans mes rêves aux puissances obscures, aux maîtres de l'invisible avec lesquels elle entretenait un commerce familier. Je croyais qu'elle disposait de pouvoirs illimités et je considérais comme un privilège d'habiter sous le même toit qu'une personne aussi considérable.




La boîte à merveilles, Ahmed Sefrioui


I. Onestions de Compréhension



1) Relevez du texte les indices qui montrent qu'il est extrait d'un roman

autobiographique.

2) Situez le passage dans 1 'œuvre.

3) «Ma mère racontait se réconciliation avec sa voisine du premier étage,

l'escapade de Zineb, le repas offert aux pauvres ».

a - de quelle réconciliation s'agit-il?

b - à quelle escapade fait-il allusion?

c - en quelle occasion le repas est-il donné aux pauvres?

4) La mère du narrateur porte un jugement favorable à l'égard de ses voisines. Complétez le tableau suivant à partir du texte:

Personnages
Avis de Lalla Zoubida

Rahma


Fatna


Tante Kanza (Chouafa)







5)Il semble que le narrateur s'étonne du changement d'attitude de sa mère vis-à-vis

de ses voisines:

a. Relevez du texte les expressions qui le montrent.

b. Le narrateur est-il satisfait de ce changement d'attitude? justifiez votre

réponse par une phrase du texte'. 6) Relevez du deuxième paragraphe le discours indirect libre.

7) Identifiez la figure de style dans la phrase suivante:

« J'étais reconnaissant à ma mère d'exprimer avec des termes précis, ce qui flottait

dans mon imagination sous forme d'images vagues, confuses, inachevées ».




II- Production écrite:

Suiet : Nombreux sont les gens qui pensent que la médecine traditionnelle est plus efficace que la médecine moderne. Partagez vous cette idée? Argumentez en vous basant sur vos connaissances et sur votre expérience personnelle



................................................................................................

Texte:

Ma mère se leva pour se préparer. Elle changea de chemise et de mansouria, chercha au fond du coffre une vieille ceinture brodée d'un vert passé, trouva un morceau de cotonnade blanche qui lui servait de voile, se drapa dignement dans son haïk fraîchement lavé.

C'était, en vérité, un grand jour. J'eus droit à ma djellaba blanche et je dus quitter celle de tous les jours, une djellaba grise, d'un gris indéfinissable, constellée de taches d'encre et de ronds de graisse.

Lalla Aïcha éprouva toutes sortes de difficultés à s'arracher du matelas où elle gisait.

J'ai gardé un vif souvenir de cette femme, plus large que haute, avec une tête qui reposait directement sur le tronc, des bras courtes qui s'agitaient constamment. Son visage lisse et rond m'inspirait un certain dégoût. Je n'aimais pas qu'elle m'embrassât. Quand elle venait chez nous, ma mère m'obligeait à lui baiser la main parce qu'elle était chérifa, fille du Prophète, parce qu'elle avait connu la fortune et qu'elle était restée digne malgré les revers du sort. Une relation comme Lalla/Aïcha flattait l'orgueil de ma mère.

Enfin, tout le monde s'engagea dans l'escalier. Nous nous trouvâmes bientôt dans lame.

Les deux femmes marchaient à tout petits pas, se penchant parfois l'une sur l'autre pour se communiquer leurs impressions dans un chuchotement. A la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilités, tellement leurs cordes vocales étaient à toute épreuve; elles devenaient, dans la me, aphones et gentiment minaudières.

Parfois je les devançais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de prudence et des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs: les murs étaient si sales et j'avais ma superbe djellaba blanche,je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brodé pendu à mon cou, je devais de même m'écarter des ânes, ne jamais être derrière eux car ils pouvaient ruer et jamais devant car ils prenaient un malin plaisir à mordre les petits enfants.

- Donne-moi la main, me disait ma mère.

Et cinq pas après:

- Va devant, tu as la main toute moi

Je reprenais ma liberté mais pour un temps très court. Lalla Aïcha se proposait de me guider dans la cohue. Elle marchait lentement et tenait beaucoup de volume. Un embouteillage ne tardait pas à se former. Les passants nous lançaient toutes sortes de remarques déplaisantes mais finissaient par se porter à notre secours. Des bras inconnus me soulevaient du sol, me faisaient passer par-dessus les têtes et je me trouvais finalement dans un espace libre. J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la fou)e les deux haïks immaculés. La scène se renouvela plusieurs fois durant ce voyage. Nous traversâmes des rues sans nom ni visage particuliers. J'étais attentif aux conseils de mes deux guides, je m'appliquais à me garer des ânes, butais inévitablement dans les genoux des passants. Chaque fois que j'évitais un obstacle, il s'en présentait un autre. Nous arrivâmes enfin au cimetière qui s'étend aux abords de Sidi Ali Boughaleb. J'esquissai un timide pas d'allégresse.

La boite à merveilles. A. Sefrioui.



I. Onestions de Compréhension

1) Présentez brièvement l'auteur et son roman

2) Situez le passage dans l'œuvre.

3) « C'était, en vérité un grand jour».

Pourquoi le narrateur parle-t-il d'un grand jour ?

4) Le narrateur et sa mère éprouvent-ils le même sentiment à l'égard de Lalla

Aïcha ? Justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.

5) La mère du narrateur et son amie Lalla Aïcha ne se parlent pas de la même façon

à l'intérieur de la maison et dans la rue. Illustrez mieux cette constatation en

complétant le tableau suivant:



A l'intérieur de la maison
Dans la rue





6)La de--xx--ion de Lalla Aïcha faite par le narrateur est-elle valorisante ou

dévalorisante ? justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.

7) Pourquoi certains termes sont-ils écrits en gras?

Cool Identifiez la figure de style dans la phrase suivante:

«J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haïks immaculés ».

9) Relevez les termes relatifs au champ lexical de la foule.




11- Production écrite:

Sujet: Il y a sûrement une personne qui a produit sur vous un effet. Faites d'elle une de--xx--ion physique et morale.





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